Abandon du centre ancien : volonté politique et erreur de stratégie ?

Nous tenons à remercier l’équipe de « Velaux d’abord » pour les éclaircissements qu’ils ont tenté de nous apporter dans le Velauxien de juillet/août, quant à la gestion du foncier de la commune.

Oui en effet, nous n’avons pas tout compris… Pas compris l’abandon du patrimoine communal qui lui fait perdre de sa valeur, pas compris la vente de bâtiments remarquables de l’histoire Velauxienne.

La baisse des subventions serait la cause de tous les maux, et justifie à elle seule la nécessité de brader notre patrimoine. Mais la dette accumulée depuis de nombreuses années, n’aurait-elle pas une part de responsabilité ?
La situation financière de la commune impose-t-elle un apport de liquidité aussi rapide ?

Effectivement, nous n’avons pas la même vision de la gestion communale.

L’équipe de « Velaux d’abord » semble ne pas comprendre ou avoir oublié le sens du mot opposition que nous représentons.

Nous avons à maintes occasions rappelé notre attachement au centre ancien qui fait le charme de notre village.

A l’heure où des commerçants emblématiques du centre évoquent leur volonté de délocaliser leur activité, nous nous posons des questions sur la motivation de la majorité à le préserver.

Nous constatons, comme ces commerçants, que rien n’est fait pour favoriser et développer l’activité sur le pourtour de la place Caire.

On va nous rétorquer bien entendu que la zone bleue a été mise en place, et semble être un succès, oui, mais est-ce suffisant ? Et faut-il s’arrêter là ?

Pourquoi le marché du jeudi soir, qui est incontestablement un succès, a-t-il été installé sur le parvis de la mairie, et ce contre l’avis de la commission des marchés ?
N’aurait-il pas été plus judicieux de l’implanter sur la place Caire ?
Les commerçants de la place auraient sans nul doute pu ainsi bénéficier de cette activité.

Pourquoi ne pas implanter un point de vente de la cave coopérative dans les locaux vides de l’ancien moulin laissé à l’abandon, avenue de la République ?

L'ancien moulin à l'huile à l'abandon

Pourquoi ne pas remettre en activité l’hôtel au dessus du bar du cours ?
Cela ne permettrait-il pas de drainer quelques touristes ?

Le bar du cours

Autant de questions que nous nous posons, qui ont sans doute des réponses très précises, que nous sommes impatients de lire.

Comme toujours, nous soutiendrons tous les projets constructifs visant à préserver et mettre en valeur le centre ancien, et combattrons vivement toute politique amenant l’inverse.

3 réflexions au sujet de « Abandon du centre ancien : volonté politique et erreur de stratégie ? »

  1. Un exemple d’une ville italienne qui voyait son centre ancien se détériorer: le conseil municipal à voter une subvention (sous forme d’aide direct) pour que les propriétaires des bâtiments de ce centre ancien réalisent des ravalements, avec un cahier de charges établis par la mairie.
    Un centre ancien restauré, un passé provençal à retrouver.

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