Le stade synthétique, du nouveau
Crédit photo : Velaux en Avant

Le stade synthétique, du nouveau

Nous avons continué à suivre l’évolution de ce sujet qui a fait couler beaucoup d’encre et qui préoccupe depuis trop longtemps les footballeurs du club de Velaux. Compte tenu des résultats de l’enquête de l’ANSES qui vient d’être publiée il nous semble dès à présent opportun de nous positionner contre le choix de la majorité de réaliser un stade en pelouse synthétique à Velaux.

En effet, ce rapport tant attendu met en évidence que même si les risques médicaux ne sont pas avérés à ce jour, on ne connaît pas forcement l’évolution des produits dans le temps. Le dossier, extrêmement riche en informations, mérite d’être lu. C’est toujours le même problème : Que va-t-on laisser à nos enfants ? On voit ce qui se passe aujourd’hui avec les cessations d’activité des industriels, et (pour ne pas les citer) les 3 verrues que notre commune possède et qui sont des épines pour la majorité : la décharge près de la gare, LA SIFE et le terrain de la plaine de Pécout. Il serait question d’y accueillir des logements, mais il faudrait dépolluer auparavant, qui doit le faire, quand, qui va payer ? Nous refusons de continuer à faire des erreurs de jugement et nous voulons absolument éviter de transmettre ce type de fausse bonne idée aux futurs citoyens.

En y regardant de plus près, cette enquête, qui pourrait nous rassurer sur l’aspect sanitaire, nous informe sur d’autres éléments. Hormis l’économie d’eau (même si un stade synthétique s’arrose aussi), la réalisation reste plus coûteuse sur le long terme mais cela ne semble pas préoccuper la majorité sortante qui ne cesse d’argumenter sur les diminutions de subventions. Une étude des coûts à long terme a t-elle été réalisée ?

On voit clairement dans ce rapport que les effets bénéfiques du terrain synthétique sont de l’ordre du temps d’occupation du terrain (considérant que l’enquête concerne le pays entier et non le sud de la France qui compte les jours de pluie sur les doigts de la main) et de l’utilisation marginale par les écoles, manifestations publiques… et feux d’artifice. On a du mal à y croire quand on voit déjà l’utilisation de la salle Nova qui est un lieu peu utilisé malgré son coût élevé.

Par contre, les effets bénéfiques d’une pelouse en gazon naturel sont plutôt de l’ordre de la santé des joueurs et de l’environnement.
De plus, d’autres solutions existent : le liège, le coco ou le sable.
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Ces solutions ont-elles été étudiées par la majorité avant de se lancer dans le synthétique ?
Que doit-on privilégier sur le long terme ?
Nous pensons que la pelouse naturelle ou en matériaux respectueux de la santé et de l’environnement sont les seules solutions à envisager.

L’aspect environnemental est un sujet préoccupant et nous nous étonnons que ce choix du synthétique reste encore d’actualité à Velaux tant la majorité montre qu’elle apporte son plein soutien à nos associations impliquées dans l’écologie et la transition énergétique !

Le débat risque également de se poser à l’avenir en ce qui concerne les jardins d’enfants car lorsque l’on regarde l’étude, on trouve ce que l’on cherche… Pas le reste (voir les nombreux reportages concernant les plastiques).

Aujourd’hui, nous devons nous positionner sur un risque que nous n’avons pas encore évalué correctement, et la sagesse nous pousse à adhérer sur ce sujet au principe de précaution qui doit dicter la conduite de tous les décideurs.
En effet, les nombreuses pétitions (que nous soutenons) concernent des risques déjà existants, à cause de décisions qui ont été prises dans le passé, et pour lesquels l’engagement dépasse les pouvoirs de la commune et impacte notre environnement à une échelle qu’on ne souhaitait pas.

C’est donc bien dans cette démarche de précaution et de volonté de préserver l’avenir sanitaire et écologique de notre commune et de ses habitants que nous nous souhaitons envisager Velaux sur le long terme, et non sur des stratégies à court terme, comme on le voit hélas trop souvent pour des raisons que certains pensent politiquement payantes, mais que nous ne pouvons que regretter.

3 réflexions au sujet de « Le stade synthétique, du nouveau »

  1. Je crois que vous parlez sans savoir et surtout que vous prenez le contrepied de la majorité municipale…pour sans doute vous placer sur le segment « écologique « qui n’est pas encore occupé en vue des municipales…
    1) une vraie pelouse coûte beaucoup plus cher à l’installation, à l’entretien et surtout elle ne peut être utilisée que 2 ou 3 fois par semaine sous peine d’être rapidement dégradée…. Cela veut dire qu’il faudrait un autre terrain en stabilisé car tous les soirs de semaine il y a au moins 3 heures d’entraînement pour en même temps 2 ou 3 équipes. Et le week-end il y a des matchs du vendredi soir au dimanche après midi selon les catégories d’âges.(13 à 15 équipes à l’US Velaux).
    2) évidemment,les diverses solutions ont été étudiées: la solution la plus rassurante (car il s’agit bien de rassurer tout en sachant que le synthétique est bien sûr inoffensif!) est celle des billes enrobées. Le liège est inapproprié car avec le mistral nous aurions vite des dunes du côté sud du terrain alors que la partie nord serait décharnée… Ceci dit,même avec les simples billes de caoutchouc qui sont utilisées sur la plupart des synthétiques déjà installés,il faudrait dormir à même la surface en respirant bien nez collé au sol pendant des semaines pour éventuellement courir un hypothétique risque…
    3)quant aux amalgames que vous faites avec la Sife,laPlaine de Pécout,la pollution par les plastiques, c’est un maelström qui ne concerne pas le stade de Velaux. Et je peux vous dire que côté éducation des enfants au respect de l’environnement,et au respect tout court, le Club et ses éducateurs font ce qu’il faut même si vous semblez en douter…

  2. Pour avoir joué plusieurs années sur un terrain synthétique. La dispersion des billes en caoutchou est tous simplement inacceptable et incontrolable. Chaque joueur va petit a petit involontairement ramener a la maison des billes. La premiere fois on le fait dans la maison, la deuxieme a l’extérieur.

  3. VELAUX est l’une des seules communes en France qui n’a de terrain autre que stabilisé et laisse ses adhérents jouer sur de la terre. Honteux pour nos chères têtes blondes qui se saignent les genoux chaque fois qu’ils pratiquent leur sport favori. Ne vous étonnez pas s’ils changent de club…. Vous n’avez qu’à créer un stade en pelouse naturelle, si ça ne tient qu’à cela. Il n’y aura de ce fait aucun risque sanitaire !!!! De plus vous contribuerez à l’absorbtion du CO2 et favoriserez à la fabrication d’O2. Mais bon cela implique l’utilisation de pas mal d’eau d’arrosage me répondrez-vous, ce qui n’est pas bon pour l’écologie ! Mauvaise foi ( et surtout mauvaise volonté ) quand tu nous tiens……

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